samedi, avril 12, 2008

Perpignan (66) @ El Mediator


8 heures, tout le monde debout. La nuit a été courte, à peine quelques heures de sommeil. On doit être à Perpignan vers 14 heures pour les balances, et on a un peu de route qui nous en sépare.
Une fois de plus je dors la quasi-totalité du trajet, n'ouvrant qu'une moitié d'oeil aux pauses gazoline-mégots-urinoirs-gastronomie (ordre aléatoire).
On arrive finalement au Mediator avec juste une heure de retard sur le planning. On y retrouve les 3/4 des copains du groupe SATURNE qui ce soir endossent la casquette d'organisateur du concert.
Puis on s'installe vite fait, la salle est assez grande et il y a une vrai scène, par contre cette dernière n'est pas assez large pour qu'on rentre à 6 dessus. Ce soir encore on jouera par terre. Le sondier est plutôt cool et les balances ne sont que formalités.
La fatigue étant plus que jamais de la partie, personne n'a vraiment envie de s'exciter cet aprés-midi. On squatte internet avec la bande des CHARLY FIASCO. On se découvre la même attirance prononcée pour la musique de merde, alors on s'échange nos derniers coups de coeur et on se fait mutuellement cadeaux de nos plus belles trouvailles en matières de groupes de daubes.
Le concert démarre avec les locaux de PARCEL BOMB, ça envoit un bon punk rock en français un peu dans la veine des groupes guerilla asso. La salle s'est remplie d'une centaine de personnes. Ca enchaîne avec les CHARLY FIASCO (rebaptisé RAOUL CIRCUS par Belzu et sa mémoire légendaire...). C'est frais, blindé d'humour et musicalement ça envoit toujours son punk rock direct là où ça fait mal !!
C'est à notre tour. On démarre un peu en sous régime, décidément les lendemains de grosse soirées chantent assez faux pour FREYGOLO. On rentre dans le match petit à petit, et on finit par se mettre dedans. Globalement on fait un bon concert, le public est super réceptif et l'ambiance vraiment bonne. On termine en apothéose avec "The crowd" et les FIASCO aux choeurs.
Comme presque toutes les dernières dates de tournée on va rentrer cash a la mayoun, donc on s'éternise pas, salut tout le monde et roulez jeunesse !

vendredi, avril 11, 2008

Bordeaux (33) @ El Inca

J'ouvre un oeil vers 11h du mat. A voir la gueule de J-Chris (notre nouveau merch guy) qui commence à ressembler à une sorte de mix entre un lion de mer et un sharpey, il est clair que la soirée a laissé quelques traces sur les organismes.
C'est déjà l'heure de lever le camp. Si j'avais été jeune, large d'épaule, avec un sens inné de la mélodie reggae et affublé d'une boucle d'oreille digne des plus beaux jours de gloire de la flibuste, j'aurais pu chantonner "on the road again"... Au lieu de ça, je vais tenter de faire corps avec le van pour prolonger un peu ma nuit. Je m'endors sous la pluie albigeoise et me réveille sous le soleil bordelais.
Comme la vie est parfois bien faite, on arrive en même temps que Tomy-tom, un des gamins de l'asso qui nous fait jouer ce soir. Le El Inca est un petit bar en plein centre-ville. Ca va jouer dans une salle en sous-sol. C'est super petit mais cool. On décharge-s'installe-balance en vitesse puis on trace faire un tour dans la ville.
A notre retour, la soirée est sur le point de démarrer. Le bar s'est rempli d'à peu près 80 personnes, autant dire que pour la taille du lieu, ça fait beaucoup. Le concert attaque avec les FKN, j'avoue que j'en verrais pas une seconde, je suis trop occupé a m'adonner à la coutume local qui consiste à manger des cacahuètes et à balancer la coque par terre. Quand je descends dans la salle, les SWEAT BABY SWEAT sont en train de jouer. C'est rock, un peu stoner, ça joue super bien et ils ont déjà un parterre de fans complètement acquis à leur cause.
Puis c'est enfin à nous... Larsen... 1-2-3-4... C'est parti. Trois bon quart d'heure au taquet. C'est vraiment cool de rejouer par terre, au milieu des gens. D'autant que l'accueil est vraiment bon. Beaucoup de monde connaissent les chansons et chantent avec nous. Grosse ambiance. On termine par un petit "Wasting my time again" des familles puis on débranche.
La salle se vide rapidement mais pas mal de monde reste au bar pour prolonger la soirée. On va faire de même histoire de savourer nos 3 consos gratos et surtout d'en savoir un peu plus sur la vie sentimentale de nicko-nick (la 3eme roue du vélo de l'asso hell punk rock view). Entre révélations chocs et conseils avisés, on traîne jusqu'a 3h du mat, puis on se dispatche chez Franky-frank et Tomy-tom. Il est 4h, on se pieute enfin.

jeudi, avril 10, 2008

Albi (81) @ Campus fest


On était hier matin à Paris pour l'enregistrement d'une émission télé et on a profité de l'après-midi off pour faire une partie de la route qui nous séparait d'Albi. Il ne nous reste donc plus qu'une centaine de bornes à s'enfiler ce matin.
On est sur les lieux sur les coups de 13h. Le festival se passe dans la fac d' Albi. Un rapide tour du proprio et je capte qu'on a affaire à une sorte de rassemblement baba-écolo-alter-mondialiste fervent défenseur du recyclage. Ca urine dans du foin, chie dans de la sciure et se déplace exclusivement en mono-cycle... C'est vrai que c'est un peu déstabilisant au premier abord mais les 100 et quelques bénévoles présents sont super investi et surtout vachement sympa, on se pliera donc volontiers aux règles de la maison.
Entre sound check expéditif, anecdotes de tournée avec les copains de DIRTY FONZY, bières bio et pluies torrentielles, l'aprés-midi se passe avec plus ou moins de facilité. Le temps qui nous sépare du concert nous semble toujours trés long quand on balance si tôt dans la journée.
Le concert démarre. Un groupe éléctro, un interlude théatrale, 2 cracheurs de feu, 4 jongleurs, et 1 bâton du diable plus tard, il est 21h15 et on monte sur scène. La pluie s'est enfin arrêtée et le chapiteau s'est rempli à mort. On attaque, il fait super froid mais l'ambiance ne tarde pas à se réchauffer. L'accueil est super bon, ça chahute gentillement et ça en redemande... Y'a même un gars qui veut qu'on se mette à poil, c'est marrant y'en a au moins un par ville des comme lui, limite le soir ou t'en a pas, il te manque presque quelque chose !
Timing oblige, on laisse rapidement la place aux groupes suivants. Je ne me rappelle pas du tout du groupe juste aprés nous, par contre j'ai pas oublié la prestation des FONZY à domicile. Grosse ambiance.
On traîne un peu à boire des canettes aprés le concert, puis on file chez Guillaume de CONDKOI chez qui on va passer la nuit. Là aussi on descend quelques verres, et on finit par se pieuter sur les coups des 3h.

samedi, avril 05, 2008

Cannes (06) @ Mjc Picaud

Notre dernière date dans la région remonte au mois de juillet et notre dernière date tout court au mois de décembre, ça fait 2 bonnes raisons d'attendre ce concert à Picaud avec une certaine impatience.
On débarque à la Mjc sur le coup des 17 heures. C'est marrant parce que c'est dans cette salle qu'on a donné l'un de nos premiers concerts. Tout une foule de bon souvenirs me reviennent en mémoire pêle-mêle... que dalle, le dit concert était un tremplin rock pourrave et on avait perdu face à un groupe de néo-métal même pas bon qui a du spliter en 1998...
Les copains d'ISP sont déjà là, accompagnés du réalisateur de vidéo clip dont la légende n'a d'égale que la rousseur de sa nouvelle teinture = David BASSO. On salue rapidement tout ce petit monde et on trace aux balances. Là par contre c'est un peu moins rapide, Toto veut justifier sa non-paye et est assez exigeant avec notre son.
La corvée des réglages derrière nous, on se fait embarquer par les ISP pour une apparition dans leur nouveau clip, le concept est une sorte de karaoké punk ou pleins de groupes auront une phrase à chanter. On s'acquitte de la notre avec un certain brio... En fait c'est du grand n'importe quoi, je sais pas trop ce que ça va donner mais David et ISP ont l'air assez content !!
Entre temps les BURNING HEADS sont arrivés, on mange tous ensemble, puis c'est déjà l'heure d'aller astiquer le manche.
La Mjc s'est rempli d'environ 150/200 jeunes.
Un jour un prophète antibois a déclaré "c'est quand même bon de bouger", pour ma part je trouve que c'est aussi vraiment cool de jouer à la maison. Ca se remue, ça sing along, c'est pleins de potes et de visages familiers, tout le monde se fait zizir et nous les premiers !
On laisse la place à ISP. Je me cale dans le public pour mater leur prestation. Ca sent la sueur et ça se crache a la gueule, trés trés gros set de punk hxc a l'ancianno !
Puis c'est enfin au BURNING d'investir le lieu. Y'a pas beaucoup de groupe dont je suis fan, mais la merde ! C'est les BURNING quoi !!! Ca démarre au sur-taquet et ça se calme à peine le temps de caler 1 ou 2 reggaes des familles. Trés grosse set list, du tube, rien que du tube. Y'a pas a chier ça reste les patrons du punk rock made in hexagone, et c'est pas pour me déplaire !